La Ville est ainsi faite qu'elle produit tout autant des angles de rue parfaitement réglés que des carrefours mal ficelés, fruits de manœuvres urbaines incertaines. C'est le cas de celui de l'office notarial, une belle façade en avancée, un pignon dressé brutalement en retour, un bout d'alignement en retrait.... Sauf à déployer beaucoup d'énergie et d'agitation architecturale, toute tentative pour masquer cette situation nous semble vaine.
Alors, pourquoi ne pas "accompagner" plutôt que de tenter une difficile intervention cosmétique ?
- Ne pas démolir le sous-sol existant mais le conserver comme support à un patio d'entrée protégé par des grilles, qui requalifiera l'angle et l'entrée de l'étude tout autant que pourrait le faire un nouveau bâtiment.
- Implanter la nouvelle construction sur la rue de Sébastopol, juste en retrait du jardin-patio, en se gardant la possibilité de l'étendre à nouveau le long de la rue.
- Ménager un "entre-deux" avec l'immeuble existant et y glisser un dispositif de circulations, adossé au pignon, permettant de mettre en relation toutes les parties des deux immeubles.
- Valoriser la maçonnerie de brique du pignon plutôt que de la masquer en l'équilibrant par le pendant d’une nouvelle architecture de brique et d’une lame de verre sérigraphié.
A la confrontation sur l'angle des deux rues de volumes d'architecture différente, le projet préfère substituer un espace en creux qui va les réunir et dont le trait d'union sera la brique... mais aussi une sobriété et une rigueur commune dans le traitement des ouvertures, une architecture "sérieuse" qui sied à une profession dont c'est le trait de caractère le plus reconnu.
TRACE Architectes (mandataires)
EMPREINTE Paysagistes