L’ancienne « cathédrale laïque » de 1933 comme certains l’ont dénommée est le théâtre de cette réhabilitation. Terme bien nommé tant le bâti emprunte à la fois aux signes architecturaux de l’église et du théâtre pour accueillir un complexe municipal aux programmes administratifs et culturels mêlés.
La restructuration urbaine du centre-ville entreprise dans le courant des années 90 dégage un nouveau rapport privilégié de la longue façade latérale de la construction par rapport à l’espace public. Le projet de restructuration/extension de la mairie utilise à son profit ce rapport pour créer un nouvel espace d’entrée et de circulation composé comme un « bas-côté » logé le long de la longue nef existante. Accessible au travers d’un petit square, la nouvelle mairie offre un nouveau visage plus ouvert et une lisibilité de circulation évidente. La « croûte » de pierre utilisée en contrepoint de la façade vitrée exprime un matériau de soubassement en même temps qu’il propose un clin d’œil à la référence houillère de l’ancienne ville minière. Les postes d’accueil des différents services ont fait l’objet d’un aménagement attentif incluant le dessin d’un mobilier spécifique qui participe à une atmosphère très personnalisée.
TRACE Architectes
SOTEB Ingénierie