Au déficit de lisibilité du collège actuel dans la ville, le projet propose une réécriture des liens avec les grandes voies de desserte inscrite dans la démarche de « re-naturalisation de la cité ». Exploitant les lignes directrices et le patrimoine bâti et paysager existants, Il installe un paysage « littoral » qui à l’image d’un entonnoir inversé relie l’esplanade d’accès, la cour de récréation et un bois de feuillus qui clôt cette perspective triangulaire. Au sol, un pointillisme fait de marquages en demi-teinte,d’inserts végétaux ou de pas japonais simule un paysage dunaire qui traduit cette continuité à travers trois différents statuts et ambiances d’espaces.
A l’esplanade d’accès, espace du visuel fort d’une façade « publique » de l'établissement, succède, autour de la cour, le lieu du pragmatisme et de la rapidité des connexions entre les différents pôles que sont les salles de cours, les espaces partagés comme le CDI, les permanences, ou encore l'administration. Au-delà, les lieux de l'apprentissage de la vie sociale, de la demi-pension, des activités sportives ou de la salle polyvalente se veulent beaucoup plus ouverts et fluides. En lien avec des paysages maîtrisés, ils enseignent les variations climatiques et saisonnières, les lumières du soir et la féerie du « bois ».

Trace architectes - mandataire
Roussen Savarino architectes associés
Energelio Ingénierie environnementale
Oteis Sechaud Bossuyt Ingénierie vrd, structure & fluides
BEHA Legrand Ingénierie restauration collective
Pasquini Ingénierie acoustique