« La maison représente allégoriquement la sécurité de l'enfant, à la fois dans son corps et dans les possibilités de relation de ce corps avec le monde, au sens large du terme. » (Françoise Dolto)
A la haute façade existante en brique de l’école primaire affirmant l’équipement public depuis sa construction dans les années 50, le nouveau projet d’adjonction de l’école maternelle en plain-pied ajoute une articulation plus sensible avec l’échelle urbaine du quartier et une identité architecturale plus contrastée. Construite en intérieur d’ilot, l’extension « des petits » se glisse sous l’aile des primaires pour venir constituer au-devant une nouvelle façade en lattes de bois ondoyantes se prolongeant de manière presque imperceptible en clôture. En contrepoint de l’architecture réglée de l’école existante, elle exprime le mouvement en contraste avec l’immobilité. Pour certains, cet aspect pourra évoquer le caractère joueur et vivant de l’enfant s’émancipant du cadre de l’institution.
Décliné en différentes configurations de mise en œuvre des lattes, le matériau bois est identitaire tant des extensions réalisées en ossature bois que des interventions contemporaines au sein de l’ancien bâtiment en brique. Il connote également l’échelle de l’enfant en contrepoint de la monumentalité de l’ancienne école comme l’illustre le nouveau rapport qu’engendre l’auvent qui encadre la cour de récréation.
Ce rapport d’échelle introduit une sensation de protection qui fait écho à la maison allégorique qu’évoquait Françoise Dolto et aux possibilités de relation qu’elle engendre. De manière plus symbolique, cette attention à l’enfant sous-tendue par l’architecture s’affiche « en vitrine » avec les portraits de la psychanalyste sur les vitrages de la circulation principale de la maternelle et de la nouvelle cage d’ascenseur assurant l’accessibilité à tous de la primaire.
Trace Architectes - mandataire,
TPF Ingénierie
BEHAL Ingénierie restaurationcollective