Le projet architectural se veut résolument lisible et appréhendable dès le premier abord. Sa façade principale le traduit simplement : une façade vitrée laissant percevoir les volumes des salles des 3 programmes principaux – la salle festive, la salle de spectacle et les 3 salles du cinéma. Lisible également est l’intention urbaine qu’il établit sur trois échelles avec sa grande façade en courbe et contrecourbe. A l’échelle du nouveau quartier, la sinuosité marque son entrée en surlignant l’arc du tracé urbain projeté de la rue du 9 novembre 1989. A l’échelle de la nouvelle Place, elle tisse l’analogie avec les rondeurs de la médiathèque Georges Brassens voisine. Enfin à l’échelle du bâtiment, son mouvement invite le public en venant le cueillir sur l’avenue pour l’emmener intuitivement jusqu’à l’entrée du bâtiment.
L’architecture exploite la plasticité du béton pour singulariser chaque programme. La salle festive s’incurve en toiture et s’incline en façade pour offrir un profil qui clôt la future place en répondant à la hauteur du volume construit résidentiel qui lui fait face. La Salle de spectacle quant à elle, située très en retrait de la façade vitrée, crée un signal d’appel par l’émergence de sa rotondité inclinée. Enfin, le profil du volume des salles de cinéma exprime leur organisation en gradins. Au-devant de ces volumes monolithes dans leurs finitions blanches, les teintes cuivrées des pare-soleils de la façade vitrée déploient une esthétique lyrique tenant à la fois de la portée musicale et du rideau de scène soulevé, suggestive d’une attente, d’une invitation à «franchir le pas ». C’est une façade qui ne forme pas de barrières mais au contraire une invitation permanente à franchir le seuil de ce lieu voué à l’imaginaire et la rencontre ; un lieu des cultures partagées.
TRACE Architectes (mandataire)
KANJU Scénographes
SLAP Paysagistes
TPF ingénierie Structure, fluides & Acoustique
ENERGELIO Ingénierie environnementale