Le Safran se veut une invitation à la fête, au voyage. L’élément majeur du programme, la salle modulable dédiée aux arts vivants et son espace scénique, prend la forme d’un cube de béton noir, rigoureux, fonctionnel qui contraste avec « la façade » constituée d’écailles d’aluminium cuivré qui s’enroule comme une voile autour de ce cube.
Quelque peu insolite avec son tracé aléatoire, cette façade est plus qu’un « artifice »; elle renvoie avec une volontaire ambiguïté aux décors de théâtre ou encore au masque de la comédie italienne. A l’instar du rideau de scène, elle veut suggérer l’attente, le mystère qui entoure la future représentation qui se prépare en coulisses. Détachée du sol, entrouverte, elle est une invitation à « franchir le pas ».
L’objet posé au bord de la campagne se veut à la fois étrange et poétique. Il entend jouer sur la dualité, le dédoublement, la superposition.
Sa couleur safran animée de reflets se situe à mi-chemin entre celle des plaines de Brie après les labours et celle des blés murs qui ondoient sous le soleil, comme un subtil dosage qui nous appelle à la rêverie, au voyage imaginaire, à la fête.
TRACE & SEMON RAPAPORT Architectes
SCENARCHIE Scénographes
PASQUINI Acousticien
EUROTEC Ingénierie
DISTINCTION / AWARDS
2010 : Prix public des architectures contemporaines de la métropole parisienne
2010: Public Award for Contemporary Architectures in the area of Paris